Erotiquart blog


Amphores tes hanches porcelaine

Au gré de notre houle me maintiennent

Attends Neptune régalienne

Aux abîmes ton trident me mènes

 

Dans  Quarantièmes Rugissants

Au loin Ushuaia hurlant

Sur ton dos coulent  sueurs mêlées

Perles sur diadème enchâssées

 

Du port partis simples voiliers

Par l’éther en mer  inspirés

Devenus francs cuirassés

Aimer au tonnerre canonner

 

Sur bord de ta rose typhon

Suint  ton croupion

Avons franchi Rubicon

Frontière de l’abscon

 

Sous air de Carmina

Transfiguré Burana

Mystère de l’Ange

Promue Archange

 

Clamer tes ors

Mourir au cor

Ton corps

Jaune or

Dort

 

Mar 15 sep 2009 4 commentaires
un grand bienvenue dans la cmmunaté "l'art de soi"
je suis moins presente ces derniers temps mais je viendrai avec plaisir decouvrir vos texte ce weekend
bonne soiree
steph - le 16/09/2009 à 21h50
Merci de votre acceuil.
Amicalement
Loic
Loic Goubert de Cauville
Mieux qu'un poème, une symphonie de mots à lire et à relire pour le plaisir!
Et comme Carmina Burana est si bien citée, à passer en musique de Bon!
Le résultat est une véritable extase!
GuyD - le 17/09/2009 à 01h56
Merci infiniment de la gentillesse de votre commentaire.
Amicalement
Loic
Loic Goubert de Cauville
je te sohuaite la bienvenue dans ma communauté amouramitie
tu peus poster des articles dans la communauté
amities
petitesirene04 - le 17/09/2009 à 06h42
Merci infiniment à toi
Loic
Loic Goubert de Cauville
Un quidam damné se trouve entraîné dans un maelström hallucinatoire où s’accouplent des muses lubriques et des ratiocinations poétiques. Il rencontre Ornella, mutique, et son doberman pour un rite sacrificiel zoophile. Puis, dans la débauche, comme une aberration naît l’amour entre Ornella et le quidam régressant rebaptisé Œdipe…

J’ai voulu écrire un récit érotique onirique. Et cela a pris la forme d’un long poème comme une bouffée délirante, un poème éternel tragicomique, avec des images sonores comme un tableau de Jérôme Bosch mis en mots.

On croit s’éveiller sans cesse, mais le rêve ouvre sur un autre rêve, c’est un rêve de réveil. La réalité glisse inexorablement... paysages hallucinés de la jouissance dans ses débordements, ses accumulations de formes, ses intrications fantasmatiques de perversion et d’amour, de grossièreté et d’illumination, "joailleries d’insanités", "obscénités absconses"...

La brume des allitérations flotte au dessus de l’abject, l’objet "a" du désir dans sa régression la plus lointaine, excrémentielle... On m’a fait remarquer que lorsqu’on entend "maelström", qui signifie tourbillon, on entend presque «maestro» qui signifie chef d’orchestre, je ne l’ai pas fait exprès...

Peut-être parce que ça parle du corps en rêve (et du corps du rêve) et que ça parle au corps par la musicalité du poème, des mots tourbillonnants comme une transe, comme une danse des signifiants. Cette musicalité serait alors le ciment du récit qui ne semble se construire que pour mieux se disloquer, digresser à l’infini dans un pullulement orgiaque hallucinatoire.

Catherine Gil Alcala

Théâtre Les Déchargeurs, 3, rue des Déchargeurs, m° Châtelet, Paris.
Les mardis et mercredis à 21h45, du 2 mars au 26 mai 2010 (durée: 1h15).

Tarif plein : 16 € / Tarifs réduits : 10 € - 13 €
Tél. réservations : 0892 70 12 28 (0,34 €/mn)
Gil Alcala - le 14/02/2010 à 14h36