Erotiquart blog
Amphores tes hanches porcelaine
Au gré de notre houle me maintiennent
Attends Neptune régalienne
Aux abîmes ton trident me mènes
Dans Quarantièmes Rugissants
Au loin Ushuaia hurlant
Sur ton dos coulent sueurs mêlées
Perles sur diadème enchâssées
Du port partis simples voiliers
Par l’éther en mer inspirés
Devenus francs cuirassés
Aimer au tonnerre canonner
Sur bord de ta rose typhon
Suint ton croupion
Avons franchi Rubicon
Frontière de l’abscon
Sous air de Carmina
Transfiguré Burana
Mystère de l’Ange
Promue Archange
Clamer tes ors
Mourir au cor
Ton corps
Jaune or
Dort
Amicalement
Loic
Et comme Carmina Burana est si bien citée, à passer en musique de Bon!
Le résultat est une véritable extase!
Amicalement
Loic
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amities
Loic
J’ai voulu écrire un récit érotique onirique. Et cela a pris la forme d’un long poème comme une bouffée délirante, un poème éternel tragicomique, avec des images sonores comme un tableau de Jérôme Bosch mis en mots.
On croit s’éveiller sans cesse, mais le rêve ouvre sur un autre rêve, c’est un rêve de réveil. La réalité glisse inexorablement... paysages hallucinés de la jouissance dans ses débordements, ses accumulations de formes, ses intrications fantasmatiques de perversion et d’amour, de grossièreté et d’illumination, "joailleries d’insanités", "obscénités absconses"...
La brume des allitérations flotte au dessus de l’abject, l’objet "a" du désir dans sa régression la plus lointaine, excrémentielle... On m’a fait remarquer que lorsqu’on entend "maelström", qui signifie tourbillon, on entend presque «maestro» qui signifie chef d’orchestre, je ne l’ai pas fait exprès...
Peut-être parce que ça parle du corps en rêve (et du corps du rêve) et que ça parle au corps par la musicalité du poème, des mots tourbillonnants comme une transe, comme une danse des signifiants. Cette musicalité serait alors le ciment du récit qui ne semble se construire que pour mieux se disloquer, digresser à l’infini dans un pullulement orgiaque hallucinatoire.
Catherine Gil Alcala
Théâtre Les Déchargeurs, 3, rue des Déchargeurs, m° Châtelet, Paris.
Les mardis et mercredis à 21h45, du 2 mars au 26 mai 2010 (durée: 1h15).
Tarif plein : 16 € / Tarifs réduits : 10 € - 13 €
Tél. réservations : 0892 70 12 28 (0,34 €/mn)
je suis moins presente ces derniers temps mais je viendrai avec plaisir decouvrir vos texte ce weekend
bonne soiree